Un éventuel accord de paix entre Washington et Téhéran semble en bonne voie, à en croire les déclarations des deux parties. Bien qu'il ne couvre pas encore tous les sujets sensibles, il pourrait marquer le prolongement de la trêve en vigueur.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a exprimé un certain optimisme, déclarant dimanche qu'il serait possible que la communauté internationale reçoive une bonne nouvelle dans les heures à venir concernant l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran.
Ancien président, Donald Trump a également mentionné un compromis "largement négocié", restant cependant conditionné à sa finalisation. Cet accord interviendrait trois mois après le début de la guerre entre les États-Unis et Israël, déclenchée le 28 février, causant des milliers de morts et perturbant l'économie mondiale. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé que Téhéran était dans la phase de finalisation d'un protocole d'accord en 14 points avec les États-Unis. "Cela ne signifie pas nécessairement que nous parviendrons à un accord complet sur les questions cruciales", a cependant mis en garde Esmaïl Baghaï. Selon l'agence Tasnim, des points de blocage subsistent, avec un ou deux sujets encore en discussion.
la réouverture du détroit d’ormuz
Le détroit d’Ormuz est essentiel dans ces discussions. Dans son message publié sur Truth Social, le président américain a confirmé que la réouverture de ce passage stratégique pour l'économie mondiale était à l'ordre du jour, mentionnant la nécessité d'un accord avec des responsables des États du Golfe. Les médias rapportent qu'il permettrait une libre circulation des navires, mais que l'Iran garderait un certain contrôle sur cette voie navigable.
Comme l'indique l'agence de presse Fars, un déblocage est envisagé tout en maintenant la souveraineté iranienne sur le détroit.
la levée de certaines sanctions
Selon CBS News, les négociations pourraient également inclure le dégel d'avoirs iraniens placés dans des banques à l'étranger comme point de blocage majeur. Esmaïl Baghaï a insisté sur le fait que sans dégel, aucun accord ne serait possible. De leur côté, les États-Unis ont montré une réticence à se lancer dans ce processus.
Des informations de Tasnim suggèrent que les États-Unis pourraient accepter de lever certaines sanctions pétrolières durant les négociations, permettant à l'Iran de vendre son pétrole sans restriction.
la question du nucléaire non tranchée
En revanche, l'accord ne traite pas de manière définitive la question nucléaire, essentielle pour le climat de méfiance entre les deux nations. Esmaïl Baghaï a indiqué que les discussions sur le traitement des stocks d'uranium enrichi seront repoussées à un prochain cycle de négociations, alors que Marco Rubio a exprimé l'espoir d'un futur sans crainte d'une arme nucléaire iranienne.
et le liban ?
Le point sur le Liban fait également partie de cette dynamique. D'après Tasnim, l'accord pourrait comporter des stipulations concernant "la fin des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban". Malgré le cessez-le-feu en cours, Israël a poursuivi ses frappes à l'encontre du Hezbollah.
Le Hezbollah a affirmé qu'il continuerait de recevoir le soutien de l'Iran, soulignant ainsi les tensions persistantes.
un accord ce dimanche ?
Les négociations pourraient se prolonger de 30 jours, selon CBS News, reflétant les propos du Wall Street Journal. Le Premier ministre pakistanais a exprimé son optimisme quant à une résolution rapide, tandis que les acteurs continuent d’échanger des menaces. Le négociateur iranien a promis une réponse proportionnée en cas d'escalade militaire, tandis que Trump a évoqué des conséquences sévères si les négociations échouaient.







