Kiev a été le théâtre de violents bombardements dimanche, faisant au moins une victime, selon des journalistes de l'AFP sur place. Cette attaque intervient peu après une offensive ukrainienne meurtrière contre un lycée d'une région occupée par la Russie, qui a suscité des promesses de représailles de Vladimir Poutine.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a annoncé qu'une personne avait perdu la vie et que 13 autres avaient été blessées, dont sept nécessitant une hospitalisation. De nombreux témoignages évoquent de puissantes explosions qui ont secoué les bâtiments et éclairé le ciel nocturne de traînées lumineuses. Des tirs de mitrailleuses ont également été rapportés, probablement pour tenter de détruire des drones qui survolaient la ville.
Peu avant les attaques, le président ukrainien Volodymyr Zelensky ainsi que l'ambassade des États-Unis à Kiev avaient exprimé leurs inquiétudes quant à une frappe imminente de Moscou.
Selon le maire, une école a été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky, et des débris ont obstrué l'entrée d'un abri où des civils s'étaient réfugiés. Une alerte aérienne a été activée à l'échelle nationale, et l'armée ukrainienne a confirmé l'utilisation de divers types de missiles et de drones dans cette offensive intense contre la capitale.
- Mise en garde -
Le président Zelensky avait anticipé cette escalade en avertissant que des signes de préparation pour une frappe combinée étaient visibles, impliquant des armements tels que le missile Orechnik à portée intermédiaire. Il a appelés les citoyens à faire preuve de prudence et à se mettre à l'abri en cas d'alerte.
L'ambassade américaine à Kiev a également mis en garde contre une attaque potentielle de grande envergure imminente, révélant des informations alarmantes sur la situation actuelle.
Le missile hypersonique Orechnik, déployé par la Russie l'année précédente en Biélorussie, constitue une menace directe pour les pays voisins de l'OTAN. Bien qu'il ait été utilisé à deux reprises depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en février 2022, aucun de ces missiles n'était chargé d'ogives nucléaires.
Le président Poutine avait promis une réponse militaire en réaction à une attaque ukrainienne sur des établissements éducatifs à Starobilsk, une zone occupée par Moscou, qui a causé des pertes humaines tragiques.
Kiev a rejeté les accusations ciblant des civils, soulignant que ses frappes visaient des installations militaires ennemies. Zelensky a appelé les nations du monde à intensifier leurs efforts pour dissuader la Russie de poursuivre ses attaques, avertissant que l'Ukraine répondrait de manière adéquate à chaque acte d'agression.







