Un élu d’opposition du conseil municipal de Gièvres a été reconnu coupable, mardi 9 juin 2026, pour avoir harcelé son ex-compagne. Le tribunal a prononcé une peine qui inclut une inéligibilité immédiate.
Benjamin Guillon, un membre de l’opposition, ayant aussi été candidat à la mairie lors des dernières élections, fait face à des conséquences sérieuses après sa condamnation. Il devra probablement se retirer du conseil municipal de Gièvres.
Le tribunal de Blois a infligé à Guillon une peine de douze mois de prison avec sursis, assortie d’un suivi probatoire de deux ans pour des actes de harcèlement entre septembre 2025 et 2026. Les répercussions de ce jugement sont significatives :
Vers une déclaration de démission
En plus de la peine de prison, le tribunal lui a imposé une inéligibilité de trois ans, indique l'article L236 du code électoral. Cela signifie que, même en cas d'appel dans les dix jours, son statut d’élu pourrait être remis en question par le préfet de Loir-et-Cher.
Guillon, âgé de 37 ans et ancien délégué départemental du Rassemblement national, est sur le point d'être déchu de son mandat en conséquence de cette affaire. Selon des experts juridiques, une telle situation met en lumière les enjeux de la responsabilité des élus, comme l'explique un commentateur politique de France Info : "Les élus doivent être tenus responsables de leurs actes, surtout lorsque cela touche à des comportements aussi graves que le harcèlement."
Les suites du jugement seront détaillées dans un compte rendu à venir, alors que Gièvres s'apprête à faire face à cette situation sans précédent.







