Mardi 9 juin 2026, une trentaine de personnes se sont réunies devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale pour demander un statut adéquat pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH).
Cette mobilisation, qui s’est étendue à plusieurs villes de France en ce jour, vise à interpeller le gouvernement sur les conditions de travail et la reconnaissance professionnelle des AESH. Ce moment n'a pas été choisi au hasard, se situant entre deux réunions de travail ministériel cruciales. À Blois, le rassemblement a vu une partie des acteurs de ce secteur se lever pour réclamer des avancées.
« Il est urgent de créer un corps de la fonction publique de catégorie B pour les AESH, et ce, depuis plusieurs années »,« Pour l’instant, tous les AESH sont des contractuels et ils nécessitent un véritable statut. »
« On a l’impression d’un saupoudrage qui ne répond pas aux besoins »
Margot, AESH avec huit ans d'expérience dans une école primaire à Blois, décrit son travail comme un « temps partiel subi » avec un salaire mensuel de seulement 981 €. « J’espère vraiment que ce nouveau statut sera mis en place avant ma retraite »,
Simon, AESH dans un collège local depuis un an, souligne les défis auxquels est confronté le système : « Nous sommes 2,5 AESH pour 13 enfants. Un ratio de 1 à 1 est nécessaire pour des résultats efficaces. C'est une forme de violence institutionnelle. Nous voulons réellement l'inclusion, mais les mises en œuvre sont déficientes. »
Les syndicats insistent également sur la nécessité d’une « réelle » grille salariale qui reflète les conditions de travail. Le département du Loir-et-Cher compte environ 500 AESH, principalement des femmes. « Ces professionnels vivent des situations très précaires. Les besoins augmentent car nous détectons davantage de handicaps chez les enfants et l’inclusion doit être concrétisée »,







